La consommation de sucre raffiné a fortement augmenté au cours du dernier siècle, parallèlement à la diffusion des aliments ultra-transformés. Comprendre cette évolution et ses effets possibles sur la santé permet d’aborder le sujet sans alarmisme ni minimisation.
L’évolution de la consommation
Il y a un peu plus d’un siècle, le sucre raffiné était relativement cher et peu accessible. L’industrialisation de sa production à partir de la canne et de la betterave, puis le développement des sirops de glucose-fructose dans les années 1970, en ont fait un ingrédient bon marché et omniprésent, y compris dans les aliments salés comme les sauces et le pain emballé.
Pourquoi les produits industriels en contiennent
Le sucre apporte du goût, prolonge la conservation en réduisant l’eau disponible pour les microbes, contribue à la texture et au brunissement, et peut masquer des saveurs amères. Il apparaît donc aussi dans des produits qui ne semblent pas sucrés.
Ce que suggèrent les recherches
Un apport élevé et chronique en sucres ajoutés est associé dans de nombreuses études à un risque accru d’obésité, de diabète de type 2 et de stéatose hépatique. Des analyses examinent également un risque cardiovasculaire possible, indépendamment des calories, mais les mécanismes et l’ampleur du risque sont encore étudiés. Un excès chronique de fructose peut favoriser l’accumulation de graisse dans le foie.
Les recommandations officielles
L’OMS conseille de limiter les sucres ajoutés à moins de 10 % de l’apport calorique quotidien, avec un bénéfice supplémentaire possible sous 5 %, soit environ 25 g pour un régime moyen de 2 000 kcal. Une canette de boisson sucrée peut en contenir 30 à 35 g.
Le contexte compte
Une consommation occasionnelle de sucre dans une alimentation globalement riche en aliments complets ne constitue pas un risque important pour la plupart des personnes. Le problème est surtout un apport élevé et régulier, souvent caché dans les produits ultra-transformés. Réduire progressivement ces sucres cachés peut être plus utile que supprimer toute douceur occasionnelle.